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Focus WAQ : Le test utilisateur physique vs distant

Par le 7 avril 2016

Introduction

Aujourd’hui, et de plus en plus souvent, les entreprises, start-ups et autres services ont recours aux tests utilisateurs pour mettre en lumière des bugs d’interface, des incohérences ou divers problèmes sur leurs plateformes digitales. Mais ont-ils la bonne méthode ? Dans cette première conférence technique de la matinée, animée par Sebastien Tanguy, des réponses et pistes d’études ont été présentées.

Le test utilisateur physique

Commençons tout d’abord par le test utilisateur physique. Cette pratique utilisée par de nombreux domaines consiste à faire asseoir un utilisateur dans une pièce avec le produit ou l’interface à tester. Toujours sous surveillance d’un moniteur de test, le sujet reçoit des consignes et son parcours est analysé afin de tirer une première vague d’informations.
Afin de récolter les données, des techniques comme l’eye-tracking sont mises en place et apportent ainsi des informations précises pour le commanditaire du test.

L’un des avantages de cette technique, est l’implication possible du client derrière une vitre sans teinte afin de voir en temps réel les réactions de celui-ci. Mais, il subsiste des inconvénients :

  • La situation non naturelle dans laquelle le sujet est placée, qui peut être une réelle source de stress ;
  • Le nombre de sujets testés est minime. En effet, les tests s’effectuent sujet après sujet, ce qui représente un volume journalier d’études faibles, en augmentant de fait le coût du test.

Le test utilisateur distant

Depuis quelques années une solution alternative a fait son apparition grâce à internet : le test utilisateur distant. Cette pratique, dont l’entreprise Testapic excelle, permet aux marques et entreprises de réaliser des tests rapidement, sur un panel extrêmement nombreux tout en restant ciblés. Grace au concours du CNRS, les données de personas sont précises et vérifiées, ce qui apporte des tests utilisateurs à la fois quantitatifs et qualitatifs. En effet, sur une période de 48h, un panel de 1200 personnes va être touché contre 20 dans un test utilisateur classique.

Sebastien Tanguy conclut :

il n’y a pas de bonnes méthodes pour les tests utilisateurs. Le distant ne peut remplacer le physique et inversement. Les deux solutions ont leurs avantages et inconvénients et l’établissement de la stratégie se pratique au cas par cas.

Et vous, quel type de test utilisateur utilisez-vous ?